Il avait frappé sa compagne alors qu'elle portait leur bébé de dix mois : prison avec sursis pour le conjoint violent


17 février 2026

Une nouvelle affaire de violences conjugales était jugée hier en comparution immédiate au tribunal correctionnel. Alcoolisé au moment des faits, un homme de 42 ans a été reconnu coupable d’avoir frappé sa compagne mercredi dernier, dans un appartement proche du centre de Montluçon.

Des coups que la victime avait subis… alors même qu’elle portait sans ses bras leur bébé de dix mois. Il a écopé de six mois de prison avec sursis, mais est ressorti libre de l’audience.

Par deux fois déjà, en janvier, les policiers étaient intervenus au domicile du couple pour des différends conjugaux. D’une manière générale d’ailleurs, la victime décrit des violences régulières depuis plusieurs mois, et notamment depuis qu’elle est enceinte. « Lui voulait un garçon, dit-elle en audition. Il dit que les filles ne servent à rien ». Alors le prévenu assume son refus de changer la couche de ce bébé de 10 mois. « Je préfère attendre qu’elle grandisse un peu », justifie-t-il devant les juges.

Un bébé au cœur - bien malgré lui - de ce climat délétère. Sa conjointe raconte qu’elle le tenait dans ses bras au moment où elle dit avoir reçu des coup de poing et des gifles pour un motif pas franchement clair, mercredi dernier. « Il ne s’est rien passé, se défend un prévenu déjà condamné pour menaces sur conjointe en 2018. Je ne l’ai pas violentée. Je n’aime pas les embrouilles ».

Le tribunal a finalement décidé d’une peine bien en deçà des 18 mois de prison dont 6 avec sursis qu’avait requis le parquet. Car si le tribunal l’a condamné pour les violences de mercredi dernier, il a prononcé une relaxe pour les violences régulières depuis début 2025.

Le prévenu a en revanche interdiction d’entrer en contact avec la victime, de paraître à son domicile. Il devra également suivre un stage de responsabilité parentale. Placé en détention provisoire en fin de semaine dernière, il est ressorti libre de l’audience hier. Partie civile, la victime n’avait pas formulé de demande.