Ce n’est pas une surprise, mais l’accès à un médecin généraliste continue de se dégrader dans l’Allier. C’est ce qui ressort de l’analyse des nouveaux zonages de l’accès à la médecine générale. Document que vient de publier l’Agence régionale de santé Auvergne Rhône-Alpes.
Une cartographie importante car elle conditionne les dispositifs d’aides à l’installation dont peuvent bénéficier les médecins. La dernière version de cette cartographie datait de 2022. La nouveauté dans celle de 2026, c’est que l’ensemble du département apparaît désormais comme en zone sous-dense. L’ensemble du bassin montluçonnais est même classé dans la catégorie de territoires où l’accès aux soins est la plus difficile.
Pour établir une cartographie la plus objective possible, les autorités de santé ont élargi les critères de classement. Résultat : ces nouvelles données confirment concrètement que l'accès aux soins est devenue compliqué partout. Si une bande centrale allant de Gannat à Moulins s’en sort un peu mieux avec un classement en "zone d’action complémentaire", les deux tiers du Bourbonnais sont aujourd’hui en zone "d’intervention prioritaire". C’est le cas des secteurs de Montluçon et de Commentry qui ont basculé dans cette catégorie de territoires les plus touchés entre 2022 et 2026.
Des zones qui sont désormais éligibles à des aides spécifiques pour inciter les médecins à s'y installer. Des mesures qu’il ne faut pas envisager comme un remède miracle. La directrice de l’ARS dans l’Allier rappelle d’ailleurs que le cadre de vie et l’exercice cordonné de la médecine sont d’autres critères majeurs de choix pour les médecins. Le tout dans un contexte d’ultra-concurrence entre territoires.
Le sujet complet diffusé dans nos journaux de ce lundi.
La carte complète du zonage mis à jour dans l'Allier à retrouver ici.