Enfants frappés, chat jeté contre le mur : un habitant de Doyet condamné


22 janvier 2026

Un père violent condamné hier en comparution immédiate au tribunal correctionnel. 18 mois de prison dont 6 avec sursis pour cet habitant de Doyet de 26 ans qui a également perdu son autorité parentale. C'était une sombre affaire de violences sur ses propres enfants âgés de 22 mois à cinq ans. Des violences récurrentes commises depuis août dernier, date à laquelle les deux plus âgées étaient arrivées dans le foyer familial, après avoir été placées dès leur naissance.

Et pour alourdir encore son cas, le jeune homme a aussi été reconnu coupable d’acte de cruauté envers un animal. Le 1er janvier dernier, il avait jeté un chat contre un mur le blessant grièvement…sous le regard choqué des enfants.

Il y a le cadre, un logement décrit comme sale et à l’odeur nauséabonde par la mère du prévenu. Mais il y a surtout ce qui se passait à l’intérieur… et une forme de danger constant auquel étaient confrontés les trois jeunes enfants. Sur les corps des deux plus âgées, 3 et 4 ans et demi, des hématomes, nombreux. Elles mais aussi d’autres témoins décrivent des claques, des coups de pied dans les jambes, des oreilles tirées.

« Papa m’a fait mal toute la journée », se confie spontanément l’une des fillettes à une psychologue qui pointe les troubles que la situation à générer. Face à ces accusations, le mis-en-cause tente d’abord de minimiser : « j’essaie de poser un cadre de vie », dit-il, avant d’assumer davantage : « On a fait du mal à nos enfants ». Il pointe comme cause essentielle son rapport à l’alcool.

Quant à l’épisode du chat jeté sur le mur parce qu’il avait mordu une tétine de biberon, il assure ne pas avoir senti sa force. « J’ai envie de devenir un nouvel homme », a-t-il tenté de plaider devant les juges.

Le compte-rendu d’audience diffusé dans nos journaux de ce jeudi.

Les trois enfants ont tous été placés à l’issue de ces faits, l’autorité parentale a d’ailleurs été retirée au papa. Le chat lui souffre d’un traumatisme cérébral et a perdu l’usage d’un œil.

L’animal ainsi que les autres chats, les chiens et le lapin qui vivaient dans cette famille vont être remis à une association de protection animale. Le tribunal a d’ailleurs condamné le prévenu à une interdiction de détenir un animal à vie. Sa compagne, également visée par des accusations de violences, avait également été placée en garde-à-vue, mais son état de santé a nécessité une hospitalisation. Elle sera également poursuivie plus tard, a annoncé hier le parquet.