Quatre ans de prison ferme pour 72 cambriolages : le "cambrioleur professionnel" condamné


25 mars 2026

C’est une affaire de cambriolages en série hors normes qui était jugée hier par le tribunal correctionnel de Montluçon. Un homme de 38 ans a été condamné à quatre ans de prison ferme à l’issue d’une audience de près de cinq heures. Ce ressortissant albanais a été jugé coupable de pas moins de 72 des 78 vols pour lesquels il était initialement poursuivi.

Fin 2024 essentiellement, il avait écumé toute la Région Auvergne Rhône-Alpes, de la Haute-Savoie à l’Ain, en passant par la Loire, le Puy-de-Dôme et donc l’Allier. Des habitations de Domérat et de Néris-les-bains avaient notamment été visitées. Dans ce genre d’affaires, la traduction des auteurs devant la justice est finalement assez rare. Mais lui avait fini par être identifié par les traces d’ADN qu’il avait laissées sur les lieux. Le travail de fourmi mené par la brigade de recherches de Montluçon avait finalement abouti à son interpellation en Belgique, après la délivrance d’un mandat d’arrêt européen.

Le substitut du procureur décrit des "opérations coups de poing". Rapides. Efficaces.  Ciblés : des bijoux, surtout, mais également, des téléphones portables, des appareils photos, des vêtements ou accessoires de marque, de l’argent liquide aussi. « C’est un cambrioleur professionnel », tranche le représentant du parquet qui évalue le préjudice, à plus de 36.000 euros, sans compter les dégâts causés par les multiples effractions.

En dehors de l’aspect financier, certaines victimes sont venues témoigner du préjudice moral causé par le cambriolage de leur domicile. Le visage impassible, le prévenu assisté d’un traducteur, reconnaît sans détour les faits pour lesquels son ADN a été retrouvé.  Pour les autres, il dit ne plus se souvenir…Et pour expliquer  cette frénésie de vols, il évoque la nécessité de combler une dette de jeu sous peine de représailles. « On m’a mis une arme sur la tête, raconte-t-il. Je n’avais pas le choix »

Le compte-rendu d'audience diffusé dans nos journaux de ce mercredi.

Le tribunal a également prononcé une interdiction définitive de territoire français pour le mis-en-cause, qui a bien sûr été maintenu en détention.