Construire une serre enterrée pour lutter contre les affres du climat, c'est le pari d'un habitant de Saint-Marcel en Marcillat


28 avril 2026

Comment préserver les cultures à l’heure du changement climatique ? La question taraude nombre de maraîchers et autres agriculteurs et notamment sur le territoire bourbonnais. Un habitant de Saint-Marcel-en-Marcillat a peut-être trouvé la solution idoine pour que les végétaux ne subissent plus les affres du climat.

C’est assez inédit dans le secteur, il s’est lancé ces dernières semaines dans la construction d’une serre enterrée de près de quatre mètres de profondeur. On appelle cela un walipini, un concept originaire de Bolivie où il permet de protéger les cultures du froid. Concept que Lionel Perrier a fait découvrir aux curieux, le week-end dernier lors d’une opération portes ouvertes.

Une petite dizaine de mètres de long, environ la moitié de large, mais surtout une profondeur de 4 mètres : en arrivant dans ce hameau de Saint-Marcel en Marcillat, ce grand trou situé en bordure d'une toute petite route attire tout de suite l'oeil. C'est là que Lionel Perrier envisage d'installer ses cultures dans les années qui viennent. "Un citronnier, un goyavier, j'aimerais bien de la papaye. Tout ce qui est exotique pourra pousser sans problème". Ce Savoyard installé dans la Combraille depuis deux ans croit dur comme fer à ce concept de serre enterrée. "L'intérêt, c'est l'inertie thermique. Même à moins quinze degrés, la serre enterrée restera entre douze et dix-huit degrés". Et donc les cultures seront plus hermétiques à des aléas climatiques qui pourrissent régulièrement le travail des maraîchers. "En février, il y a un redoux incroyable. Systématiquement suivi d'une période de gel qui tue les semis". 

Lionel Perrier a déjà trouvé le toit de piscine qui recouvrira ses cultures. Des 200 mètres de drains, aux murs en terre armée qui vont solidifier la structure, tout le reste en revanche reste à faire. Mais le quadragénaire se veut optimiste dans ses capacités à finir son walipini dans les deux ans. Il a lancé une cagnotte en ligne pour l'aider à financer ce projet qu'il voit comme un investissement d'avenir. "Aujourd'hui, il y a 300 walipinis en France. Je prédis que dans les dix ans, il y en aura 3.000".

Le reportage complet diffusé dans nos journaux de ce mardi.

Cet habitant de Saint-Marcel en Marcillat n’a pour l’instant pas l’idée d’utiliser ce procédé de manière professionnelle… Mais l’option reste ouverte à l’avenir. Le lien vers la cagnotte en ligne ici.