Canicule à Montluçon : la galère de ceux qui vivent dans des logements mal-isolés


23 juin 2026

Les 40 degrés ont été atteints lundi à Montluçon. Jusqu’à 40,5 degrés enregistrés en fin daprès-midi par la station Météo France de la ville. Et il y a peu de chances que le mercure baisse de manière significative dans les prochains jours. Une chaleur d’autant plus suffocante que les nuits n’offrent que peu de répit.

La vigilance rouge canicule est du coup maintenue par Météo France pour ce mardi dans l’Allier. Et si tout le monde ou presque souffre de ces conditions, c’est particulièrement le cas de toutes celles et ceux qui vivent dans des logements mal-isolés, que l’on sait très nombreux à Montluçon.

A Fontbouillant, nous avons rendez-vous chez Kassandra. Cette jeune femme vit dans un petit immeuble au quatrième et dernier étage. Sous les toits.  Dans son appartement de 60 mètres carrés, Kassandra a les yeux rivés sur le thermomètre. Qui dès 11 heures est déjà dans le rouge. "Là, il fait 33 degrés. On laisse un peu tout fermé mais l'air chaud arrive quand même comme on est sous les toits".

Canicule et passoires thermiques juin 2026.JPG (2.55 MB)
A quatre pattes et en couche sur le sol, sa fille Kamélia, 10 mois souffre aussi de la chaleur. "Elle a des boutons de chaleur. Elle pleure, n'arrive pas à dormir. Ce n'est pas évident".

Une galère que vivent aussi Laurence, 63 ans, et son mari Robert, 72 ans. "Il fait 33 degrés le soir, 30 le matin". Elle est diabétique, lui souffre de pathologies cardiaques, depuis 1997 ils vivent dans un F3 qu’ils louent  au 3e étage d’un petit immeuble de l’avenue de la République. "Jusqu'à ce qu'il se couche, j'ai le soleil." En plus d’un logement mal-isolé. "Quand on touche la fenêtre à l'intérieur, elle est aussi chaude que dehors". Et si Laurence garde sa bonne humeur . Elle a hâte que le mercure baisse enfin. "C'est très dur. J'espère que ça ne va pas durer trop longtemps, car on est qu'au mois de juin".
Laurence, Robert, Kassandra et tous les autres vont sans doute devoir patienter au moins jusqu’à la fin de la semaine pour retrouver un peu de quiétude.

Le reportage complet diffusé dans nos journaux de ce mardi.

Selon une étude publiée début 2024 qui s’appuyait sur les données de l’ADEME sur les DPE réalisés après juillet 2021, 38% des logements du parc global de la ville affichaient un diagnostic de performance énergétique (DPE) en F ou G. D’une manière générale, l’Allier apparaissait dans le TOP 10 des départements français où il y avait la plus forte proportion de passoires thermiques