Redressement judiciaire, diversification, réduction des effectifs : le directeur d'Amis fait le point


07 novembre 2024

Une semaine tout juste après le placement en redressement judiciaire de l’entreprise, le directeur d’Amis s’exprime, aujourd’hui sur notre antenne. Ce fleuron de l’industrie montluçonnaise spécialisé dans la production de pièces pour les voitures a vu son chiffre d’affaires fondre de moitié en cinq ans. Des difficultés liées à la crise globale qui touche le secteur automobile.

De quoi faire craindre le pire aux quelques 360 salariés du site montluçonnais. Le directeur Philippe Dufeutrelle dit aujourd’hui croire en l’avenir… mais cela passera nécessairement par d’importantes transformations. "Je dis depuis plusieurs mois qu'Amis continuera d'exister, mais sous une forme différente, explique au micro d'RJFM, le directeur général. Cela fait deux ans que l'on travaille sur de la diversification. Par exemple, dans l'armement, le poids-lourd, l'agricole, les deux-roues, les trois-roues. Ce ne sont pas les mêmes volumes que l'automobile mais avec des valeurs plus importantes que l'automobile".

Des transformations qui devraient passer par l'arrivée d'un nouvel actionnaire, capable d'engager "quelques millions d'euros pour le rachat". Pour l'heure, Philippe Dufeutrelle estime qu'il n'y a "aucune certitude" sur un potentiel repreneur. Quoi qu'il arrive, la question du redimensionnement des effectifs (environ 160 salariés aujourd'hui) va forcément se poser. Ce qu'expliquait d'ailleurs, la semaine dernière, sur notre antenne, un élu CGT sur place. "Il faudra forcément l'envisager (la réduction des effectifs), admet le directeur général. C'est quelque chose qui est dans la tête de tout le monde. Quand vous êtes taillés pour faire 70 millions d'euros de chiffre d'affaires et que vous n'en faites plus que 35, il y a des choix à faire"

Les prochains mois permettront d'y voir plus clair sur l'avenir de l'entreprise montluçonnaise. Amis doit à nouveau passé devant le tribunal de commerce de Lyon le 23 décembre pour une audience d'étape. La période d'observation initiale liée au redressement judiciaire doit durer 6 mois. Elle peut être renouvelée deux fois maximum.

Le sujet complet diffusé dans nos journaux de ce matin.

En attendant, l’activité se poursuit sur le site montluçonnais de la rue Alexandre-Duchet mais aussi sur celui de Guéret.