Accès à un orthophoniste ou à une infirmière : où en est-on dans le bassin montluçonnais?

On parle beaucoup de la difficulté d’accès à un médecin généraliste dans un département entièrement classé en zone sous-dense par l’Agence régionale de santé.

Mais qu’en est-il de l’accès à d’autres professionnels para-médicaux, tels les orthophonistes ou les infirmières ?

L’Agence régionale de santé Auvergne Rhône-Alpes vient de publier les nouveaux zonages de la présence dans l’Allier de ces professionnels.

Une cartographie à l’instant T qui met en rapport le nombre de professionnels en activité, et les besoins de la population.

Cela permet donc d’identifier les zones du territoire où l’offre de soins est la plus fragile, et dans lesquelles il faut mobiliser les aides à l’installation. Si trouver une infirmière ne pose aujourd’hui pas vraiment de problème sur le territoire, la situation est en revanche plus compliquée pour les orthophonistes.

C’est la bonne nouvelle de cette cartographie actualisée : si l’on excepte l’extrême nord du territoire, plus proche de Saint-Amand Montrond, aucun autre territoire de l’Allier n’est aujourd’hui en zone sous dense pour ce qui est des infirmiers.

La plupart de l’agglomération montluçonnaise apparaît même désormais en zone très dotée voire sur dotée.

Une évolution favorable bienvenue dans le contexte global de difficulté d’accès aux soins que l’on connaît. "Avoir des infirmiers présents est une force, notamment quand on peut espérer les amener à évoluer vers la fonction d'infirmiers en pratique avancée. A Montluçon actuellement, quatre infirmiers libéraux entament leur deuxième année de formation en pratique avancée", avance Albin Delolm, responsable de l’offre de santé territorialisée à l’Agence régionale de santé dans l’Allier.

La situation est beaucoup moins favorable en revanche pour ce qui concerne l’accès à un orthophoniste.

Onze bassins de vie du département sont aujourd’hui classés en zones sous-denses, soit 51% de la population pour qui l’accès à un orthophoniste est difficile. "On a un léger mieux autour de Montluçon, Désertines, Prémilhat, Montmarault. Tout le reste est pour nous catégorisé en sous-dense".

C’est dans ces secteurs que l’ARS concentre ses aides à l’installation : 30.000 euros pour une nouvelle installation, 19.500 pour un orthophoniste qui vient d'un autre territoire.

Auxquels il faut ajouter 1.500 euros par un pour le maintien d’une activité, et des aides à l’encadrement des étudiants.

La cartographie complète à retrouver ici.

Photo d'illustration.