Selon une étude de la CCI, le commerce de centre-ville décline, au profit des zones périphériques


26 mars 2019

C’est une tendance qui était connue… elle est désormais mieux ciblée. L’activité du commerce de centre-ville est en déclin à Montluçon, au profit des zones d’activités périphériques.

C’est l’une des conclusions d’une étude sur les flux de consommation menée par la CCI de l’Allier et dont les résultats ont été dévoilés hier soir.

Alors, concrètement, en chiffres, depuis 2012 (date de la dernière étude), l’activité en centre-ville a perdu 3,9%. Voilà qui a profité à la zone Saint-Jacques, +2,9%, mais surtout à la zone de Châteaugay autour de l’Hyper Leclerc qui a connu une progression de 12,8%. On note aussi le recul de la zone commerciale Terre Neuve (-3,1%)  ou des Marais (-1,5%).

Explications de Thierry Miard, il est vice-président de la CCI de l’Allier en charge du commerce

Il était chargé de cette étude sur les flux de consommation pour la CCI de l'Allier

Quelques autres chiffres à retenir.

4,9. Le niveau d'activités des commerces de moins de 300 m² a baissé de 4,9% depuis 2012. A l'inverse, les grandes surfaces spécialisées (+4,5%) et les hypermarchés (+2,1%) voient leur niveau d'activités progresser nettement dans le département.

8. 8%, c'est la proportion d'évasion commerciale. C'est à-dire que seulement 8% des achats des Bourbonnais se font à l'extérieur du département. Ikea à Clermont est par exemple l'une des principales enseignes extérieures plébiscitée par les consommateurs de l'Allier.

30. 30% des ménages bourbonnais achètent au moins une fois par semaine des produits bio. les consommateurs privilégient à 58% les grandes surfaces contre 25% pour les petits commerces spécialisés en bio.

46. 46% des communes de l'Allier ne disposent plus de commerces. 22% ne disposent plus que d'un seul commerce. 

550. En millions d’euros, c'est ce que pèse le commerce à Montluçon. Chiffre en progression de 5% par rapport à 2012. Après Vichy, Montluçon est le 2e bassin bourbonnais en terme d'activité.

Méthodologie. L'étude a été effectuée auprès de 1.140 ménages. Elle porte sur 44 produits de consommation courante et un service (le coiffeur).