C’est une conséquence insidieuse des sécheresses que l’on connaît depuis quelques temps. Des fissures qui apparaissent sur les murs de maisons construites sur des sols argileux. On appelle cela le phénomène de retrait-gonflement des argiles, en clair, un sol qui se rétracte sous l’effet de la chaleur, puis qui gonfle avec le retour de la pluie, ce qui crée des désordres.
Domérat, Désertines, Saint-Victor, Chamblet, La Chapelaude, Vallon-en-Sully, entre autres : de nombreuses communes du secteur présentent des expositions fortes à ce risque. Raison pour laquelle l’Allier a été retenu parmi les onze territoires français pour expérimenter le « fonds prévention argile ». C’est un nouveau dispositif créé par l’Etat pour accompagner les propriétaires de maisons touchées par ce phénomène. Il s’agit d’une prise en charge financière du financement d’une étude de vulnérabilité et d’une partie des travaux qui peuvent en découler.
Louise Boullay est directrice opérationnelle du pôle habitat à Soliha, la structure chargée de l’accompagnement dans ce dispositif.
Les conséquences économiques de ce phénomène sont importantes : la sécheresse de 2022 avait généré 3,5 milliards d’indemnisations. Car les dégâts sur les maisons sont parfois majeurs.
Selon des données de l’Etat, la sinistralité due à ce phénomène pourrait augmenter de 44 à 162% d’ici 2050 du fait du réchauffement climatique. Les craintes sont particulièrement importantes cette année. Pour plus de renseignements sur ce fonds dans l'Allier, il faut contacter Soliha, 06 18 11 57 87 et le site dédié.