Soupçonné de trafic de stupéfiants et de détention d'armes, un Montluçonnais de 25 ans sera jugé le 10 juin


08 avril 2026

Trois affaires étaient inscrites au programme, il y a finalement eu trois renvois. L’audience de comparution immédiate d’hier au tribunal correctionnel de Montluçon a été plus rapide de prévu. Une conséquence de la grève des avocats du barreau de Montluçon et des barreaux voisins contre le projet de réforme de la justice criminelle. Démarrée il y a tout juste une semaine, elle se poursuit… avec donc des conséquences sur la vie de la juridiction.

Ainsi, deux hommes de 29 et 32 ans ont vu leur procès pour vols aggravés, abus de confiance et escroquerie renvoyé au 1er juin. Ils ont été maintenus en détention provisoire. Et puis, report aussi du passage devant le tribunal d’un couple de Montluçonnais accusé, pour lui, de trafic de stupéfiants, pour sa compagne, de recels de biens issus de la cession non-autorisée de stupéfiants. Eux comparaîtront le 10 juin. Et l’homme, âgé de 25 ans, risquera gros, puisqu’il encourra jusqu’à 20 ans de prison. Il est en fait en récidive car déjà condamné pour ce type de faits en 2021.

Cette fois, c’est un renseignement exploité par la brigade des recherches de Montluçon qui a abouti à sa mise en cause. L’homme est soupçonné d’avoir fait vivre un trafic de résine de cannabis, d’héroïne et de cocaïne. « On n’est pas sur un petit trafic », a détaillé le procureur de la République, lors de ses réquisitions pour demander le maintien en détention du principal prévenu. En atteste, selon le représentant du parquet, la détention non autorisée de plusieurs armes, dont deux fusils et un pistolet calibre 8 millimètres, pour laquelle le jeune homme est aussi poursuivi.

Le niveau de vie du couple qualifié hier de « confortable », alors pourtant que l’homme n’a pas d’activité déclarée, a aussi été étudié dans ce dossier. C’est d’ailleurs sur ce point que sa compagne, salariée quant à elle, est poursuivie. Elle est soupçonnée d’avoir détenu de l’argent issu du trafic, mais aussi d’avoir utilisé un véhicule possiblement financé par celui-ci.

Hier à la barre, le principal mis-en-cause a présenté ses excuses, mais assuré que sa compagne « n’était pour rien » dans ce dossier. Audience sur le fond donc le 10 juin.