Reconnu coupable de harcèlement à l'encontre de sa belle fille, un quinquagénaire condamné


06 octobre 2026

C’est un comportement pour le moins déplacé à l’égard de sa belle-fille qui a été sanctionné. Un homme de 55 ans a été condamné hier à trois ans de prison dont deux avec sursis. Cet habitant de Vallon-en-Sully était jugé en comparution immédiate, quelques jours après un signalement de la cellule de recueil d’informations préoccupantes. Il a finalement été reconnu coupable de harcèlement sexuel, et d’atteinte sexuelle par personne ayant autorité.

Après de longs mois très compliqués, la victime âgée de 17 ans avait fini par témoigner du harcèlement sexuel qu’elle subissait. Harcèlement par des propos à connotation sexuelle répétés. Mais aussi par l’attitude générale du mis-en-cause.

Et notamment à travers ces regards insistants posés sur le corps d’une jeune femme qui s’était s’auto censurée en ne portant plus certains vêtements en présence de son beau père. Il y a aussi, cette tape sur les fesses, ou plus récemment, des sms accompagnés de petits cœurs.
Un environnement malsain qui avait poussé la victime à rentrer le plus tard possible au domicile familial où vit également sa mère. A la lecture de ce qui lui est reproché, le quinquagénaire qui avait déjà fait l’objet d’un rappel à la loi pour une attitude similaire en 2020, se dit "un peu perdu".
"C’est une belle ado", admet un homme qui reconnaît des échanges de photos dénudées sur la messagerie Telegram. "Mais je n’ai pas cherché à faire quoi que ce soit avec elle".
Sur ses propos déplacés, il parle de plaisanteries, assure qu’ils n’étaient pas destinés à la jeune femme. Le quinquagénaire ne livre en revanche pas d’explications sur les recherches du genre "je veux coucher avec ma belle fille" qu’il avait faites sur internet. Le tribunal l’a donc condamné, en suivant les réquisitions du parquet qui avait pointé "une personnalité inquiétante".

Le quinquagénaire a échappé à une incarcération. Le tribunal a en revanche prononcé une interdiction d’entrer en contact avec la victime et une interdiction de paraître à son domicile. Le prévenu sera également inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles (FIJES).