Il avait caressé la cuisse d'une adolescente : un quinquagénaire condamné pour agression sexuelle sur mineure

C’est une affaire qui a forcément un retentissement particulier compte tenu du contexte national.

A l’heure où le ministre de la Justice a demandé aux procureurs de la République de faire un état des lieux des quelques 70.000 plaintes pour viols et agressions sur mineurs dans le pays, un homme de 51 ans a été condamné ce lundi en comparution immédiate à Montluçon.

Trois ans de suivi socio-judiciaire, et la menace d’une peine de deux ans de prison s’il ne le rsepecte pas pour un habitant de Montbeugny.

Ce quinquagénaire a été reconnu coupable d’agression sexuelle sur une adolescente alors âgée de 17 ans.

Les faits remontent à mars 2025 entre Cosne d’Allier, où vit la victime, une amie de sa belle-fille, et Orléans, où le mis-en-cause l’avait emmenée dans sa voiture.

Le quinquagénaire lui avait plusieurs fois caressé les cuisses, jusqu’à l’entre jambe, sans son consentement.

Une scène qu’elle avait réussi à filmer avec son téléphone portable.

Tête baissée en permanence, à quelques mètres de son agresseur, la jeune victime n’a pu, pendant les près de deux heures d’’audience, retenir larmes et sanglots.

Dans un étrange contraste, depuis son box, le prévenu lui a parlé d’un ton plutôt assuré.

Et s’il a d’emblée présenté des excuses, il n’a pas semblé faire preuve d’une prise de conscience de la situation.

"Il n’y avait rien à connotation sexuelle", a-t-il répété à plusieurs reprises. "C’était plus un geste amical qu’autre chose".

Les jours précédents pourtant, il avait, par message, proposé à la victime de mettre une jupe et des bas ce jour-là, allant jusqu’à lui envoyer des photos de porte jaretelle. "Tu peux quand même me faire plaisir", lui avait lancé cet homme dont l’expertise psychiatrique a estimé qu’il présentait des traits pervers.

Pointant quelqu’un "qui se défausse sur la victime", le parquet avait requis une peine de 4 ans de prison dont un avec sursis.

L’avocat de l’agresseur maître Fabrice Héas a regretté, que dans le contexte actuel, des réquisitions en forme d’exemple. En prononçant un suivi socio-judiciaire strict de 3 ans, le tribunal a envoyé le message qu’il l’avait à l’oeil.

Le compte-rendu d'audience complet à réécouter ci-dessous.

Le mis-en-cause est sorti de détention mais avec une interdiction d’entrer en contact ou de se présenter au domicile de la victime.

Il devra aussi lui régler la somme de 1.500 euros au titre du préjudice moral.