Pas moins de trois affaires d’agression sexuelle étaient inscrites au rôle de la même audience du tribunal correctionnel de Montluçon, hier. Dans l’une d’elles, un jeune homme de 19 ans a été condamné à 10 mois de prison avec sursis.
Cet ancien étudiant de l’Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) de Montluçon était mis-en-cause par deux ex-camarades de promotion. Deux jeunes femmes d’à-peu-près le même âge qui l’accusaient, tout à tour, de les avoir embrassées de force et de leur avoir imposé des caresses. Des accusations que le jeune homme n’a eu de cesse de nier durant l’audience d’hier.
Leur récit est en tous points similaires : les deux jeunes femmes, absentes à l’audience d’hier, avaient décrit chacune de leur côté, comment leur agresseur présumé les avait encouragées à boire de l’alcool, avant de leur tirer les cheveux en arrière pour les embrasser, pour finir par tenter de leur caresser ou de se faire caresser les parties intimes.
A la lecture de ces déclarations, le prévenu secoue la tête. S’il admet les avoir embrassées, parce que, dit-il, "elles étaient consentantes", il assure ne pas avoir été plus loin. Leurs descriptions des faits "sont trop similaires pour qu’elles soient vraies", lance-t-il, plaidant une forme de complot orchestré par deux copines, dont l’une avec qui il avait refusé d’avoir une relation durable.
"Cela ressemblait à un jeu, comme si elle voulait m’attirer vers elle". "Il est sur une conception archaïque de la femme", rétorque le substitut du procureur pour qui la culpabilité du prévenu ne fait pas de doute. Son avocat en revanche avait plaidé une relaxe.
En plus des 8 mois de prison avec sursis, l’ex-étudiant infirmier devra régler 800 euros de dommages et intérêts à chacune des deux victimes.