Il n’y aura pas de curistes ce lundi et les semaines qui viennent aux thermes de Néris-les-bains. L’établissement thermal est fermé par arrêté préfectoral depuis vendredi. La présence de bactéries a été détectée dans l’eau thermale lors de contrôles sanitaires règlementaires menés ces derniers jours. Il s’agit de légionelles et de pseudomonas aeruginosa.
La procédure classique afin d’éviter tout risque pour les curistes, c’est donc la fermeture temporaire de l’établissement. Des curistes forcément déçus de la tournure des événements.
Cette fermeture va durer quatre semaines à minima, dans l’attente de résultats conformes. Un nouveau coup dur pour l’établissement qui avait déjà, comme d’autres d’ailleurs, connu pareille mésaventure dans le passé récent.
Lors de son discours de président réélu de la communauté de communes Commentry-Monmarault-Néris, la semaine dernière, Claude Riboulet avait annoncé qu’une enveloppe de 11 millions d’euros était nécessaire pour la mise aux normes des installations techniques des thermes, et la modernisation des Nériades.
Vendredi, lors d’une conférence de presse, il a posé sur la table deux cas de figure pour la réalisation de ces travaux d’envergure.
Le premier, c’est de mener ces travaux sur plusieurs années, avec le risque que pareille mésaventure se reproduise. Le second, c’est une fermeture pure et simple des thermes pendant un an et demi pour tout remettre à niveau… ce qui aurait forcément un impact sur la vie économique locale.
Le président s’est donné d’ici l’été pour engager le débat avec les acteurs économiques et trancher la quetion. La communauté de communes, propriétaire depuis l’été dernier, a en tout cas les moyens de réaliser ces travaux, rassure Claude Riboulet.
Quoi qu’il arrive, compte tenu des délais de procédure, les travaux ne pourraient démarrer qu’en 2027. La com’com’ avait engagé 300.000 euros de travaux d’urgence l’hiver dernier.