Un Biachet condamné pour la quatrième fois depuis 2020 pour des violences sur sa femme

C’est un dossier révélateur de l’emprise que peuvent avoir certains auteurs de violences sur leurs femmes ou conjointes. 

Un habitant de Désertines a été condamné à deux ans de prison ferme hier par le tribunal correctionnel de Montluçon. 

Cet homme de 42 ans était jugé en comparution immédiate pour des violences commises sur sa femme six jours auparavant à leur domicile de Désertines, dans un contexte d’alcoolémie des deux protagonistes. 

Une série de coups parmi d’autres puisque le quadragénaire a été reconnu coupable pour une période de prévention débutée en octobre dernier. 

Surtout, c’est la quatrième fois depuis 2020 qu’il avait affaire à la justice pour ce type de faits, toujours sur une victime qui a refusé toutefois de l’accabler. 

Devant les juges, cette femme décrit avec beaucoup de calme celui qu’elle dit aimer encore. 

Un homme très attentionné, presque un ange… mais seulement lorsqu’il est sobre.  "Quand il boit, dit-elle, je ne le reconnais pas. Il ne se rend même plus compte de qui je suis".

Alors, il tape. Régulièrement. Coupures sous les pieds, aux mains, hématome au poignet, morsure à l’avant bras et même fracture du péroné : elle subit.  S’alcoolise à outrance pour éviter de devoir répondre aux policiers, et ainsi protéger celui qu’elle compare aussi à un démon dont elle a peur. 

Dans son box, le quadragénaire assure qu’il "ferait n’importe quoi pour elle".

Sur les derniers épisodes de violences, il dit avoir "des trous noirs", conséquence de sa consommation massive d’alcool.  "Est ce qu’il n’y aura pas un jour un coup de trop ?", s’inquiète l’un des juges. 

En prononçant une peine de prison de deux ans, soit la moitié de ce qu’avait requis le parquet, il a estimé que c’était "le seul moyen" de protéger la victime.

Le compte-rendu d'audience complet diffusé dans nos journaux de ce mardi.

Le tribunal a également prononcé une interdiction d’entrer en contact avec la victime pendant cinq ans.