Trafic de stupéfiants quai Rouget de lisle : trois ans de prison ferme pour un Montluçonnais de 28 ans

Du trafic de stupéfiants pour débuter l’année au tribunal correctionnel de Montluçon.

Deux hommes d’une vingtaine d’années à la barre pour la première audience de comparution immédiate de l’année.

Ils ont été reconnus coupables d’avoir participé, chacun à son échelle, à un trafic d’héroïne et de cocaïne, à Montluçon, entre août et novembre 2025.

Neuf mois de prison avec sursis pour le plus jeune âgé de 22 ans reconnu coupable de recel puisqu’il avait, au moins ponctuellement, gardé de l’argent issu du trafic à son domicile.

L’autre prévenu âgé de 28 ans a été plus lourdement sanctionné : trois ans de prison ferme pour sa participation active.

Le trafic avait été démantelé un peu par hasard, grâce à l’interpellation d’un revendeur, sur le parking de la Caisse d’Epargne où il dealait, quai Rouget de Lisle. Un "bosseur" qui, chose rare dans un milieu où l'omerta prime, a parlé aux enquêteurs. Il a notamment raconté sa journée type : lever à midi, vente du produit de 14 à 22 heures, une vingtaine de transactions en moyenne quotidiennement.

Pour relever l’argent, deux fois par jour et réapprovisionner en stupéfiants, il désigne aux enquêteurs le plus âgé des prévenus, douze mentions au casier, une consommation quotidienne d’alcool et de stupéfiants.

Lors de son interpellation, il est en possession d’une vingtaine de grammes de cocaïne : « ma consommation pour un mois », tente-t-il de se défendre sèchement. "

Mais comment faites-vous pour acheter ce produit sachant que vous n’avez pas d’emploi ?", interroge la présidente.

« Je faisais des chantiers au black, et c’est la CAF qui paye mon loyer ».

Soupçonné aussi d’avoir envoyé des feuilles de compte à un donneur d’ordre via Snapchat, il écope donc de la peine la plus lourde.

Relaxé des chefs de participation à une association de malfaiteurs, l’autre prévenu s’en sort avec du sursis.

Le plus jeune est ressorti libre, mais avec une interdiction d’entrer en contact avec les protagonistes de cette affaire.

Le plus âgé en revanche a été maintenu en détention. Le

 vendeur de qui l’affaire est partie avait été condamné à deux ans de prison dont un avec sursis, en novembre.