Elles ne sont plus payées depuis presque deux mois. Dans le bassin montluçonnais, les huit infirmières Asalée sont dans une incertitude totale. En lien avec des médecins généralistes, ces professionnelles assurent depuis 2016 localement, des consultations pour accompagner les patients souffrant de pathologies chroniques. Une action de prévention et de suivi importante pour les malades mais qu’elles ne sont pas surs de pouvoir assurer à l’avenir.
Dispositif Asalée | "Depuis le 1er fév., 2000 infirmiers ne sont plus rémunérées!"@GrangierGe (RN) dénonce "l'arrêt des financements" du dispositif, privant l'accompagnement de "3 millions de patients"
— Assemblée nationale (@AssembleeNat) March 24, 2026
Elle exige du Gvt le "rétablissement des fonds" du dispositif#DirectAN #QAG pic.twitter.com/ADh5UnBeui
L’association nationale qui les emploie s’est vue retirée des financements de la caisse nationale d’assurance maladie. En redressement judiciaire, son avenir doit être évoqué demain devant le tribunal des affaires économiques de Paris. Une situation complexe que subissent, bien malgré elles, les infirmières qui œuvrent autour de Montluçon. Elles ont décidé aujourd’hui, jour de mobilisation nationale des infirmières Asalée, de prendre la parole pour informer de cette situation.
Céline Biard est rattachée au Pôle de santé de Désertines, Saint-Victor et Estivareilles.
Céline Biard espère surtout que ce dispositif Asalée pourra perdurer pour le bien des patients.
Dans un communiqué, la CNAM confirme "l’utilité de ce dispositif". Mais elle explique la suppression de ses financements par un rapport de l’IGAS (inspection générale des affaires sociales) qui "a mis en évidence de graves dysfonctionnements dans la gouvernance ainsi que dans la gestion de l’association Asalée". La CNAM dit rester ouverte à de nouveaux financements, si les mesures nécessaires recommandées par l’IGAS sont mises en œuvre par l’association.