Insultes, couteau, outrages à caractère raciste : un jeune homme condamné après une fête alcoolisée

La fête d’anniversaire s’était mal terminée tôt dimanche matin à la salle des fêtes de Quinssaines.

Trois jours plus tard, l’un de ses participants, un jeune homme de 22 ans, a été condamné hier en comparution immédiate.

Deux ans et demi de prison, en réalité douze mois de prison pour ces faits-là, auxquels il faut ajouter dix-huit mois supplémentaire par révocation du sursis d’une peine précédente.

Fortement alcoolisé, il s’était muni d’un couteau et avait menacé de « planter » deux jeunes femmes également participantes à la soirée.

Un autre participant qui avait voulu s’interposer avait lui reçu un coup de poing.

Plusieurs heures après lors de sa garde-à-vue, le mis-en-cause, déjà très connu de la justice malgré son jeune âge, avait aggravé son cas en outrageant des gendarmes. Des insultes, dont certaines à caractère racistes, qu’il a pleinement assumées à la barre.  "Je savais que ça allait les toucher", admet un prévenu qui affiche, devant les juges, un ton provocateur. "

C’est à cause de l’Etat que je suis là, il me pousse dans la merde", enchaîne-t-il, référence au placement dont il a fait l’objet depuis son enfance.

Sur la fin de soirée agitée, il assure avoir été provoquée par deux jeunes femmes. "

J’étais bleu", raconte-t-il. "A part mettre une patate à un pélo, je n’ai rien fait. Si je m’étais écouté, je leur aurais écrasé la tête par terre".

Il réfute en tout cas s’être énervée après avoir été éconduit par l’une des victimes, avec laquelle il s’était, selon elle, montré très insistant.

Il a une "absence totale de prise de conscience", note le parquet

Alors que l’avocate du jeune homme voit le comportement d’une personne diagnostiqué comme schizophrène… mais qui refuse, depuis deux ans, de prendre son traitement.

Le tribunal a également prononcé une interdiction de port d’arme pendant sept ans.

Le jeune homme a été maintenu en détention.